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jeudi 3 décembre 2009

Maintenance SAP : Il est urgent d’attendre

Source : http://www.itrmanager.com/articles/98180/maintenance-sap-est-urgent-attendre.html

"SAP vient d'annoncer qu'il suspendait sa décision d'augmenter le coût de la maintenance dite Entreprise Support et qu'il profiterait de cette période pour récolter plus de retours de la part des utilisateurs. SAP a mis sur pied un groupe de travail pour nouer le dialogue avec les associations d'utilisateurs et les entreprises et intégrer leurs commentaires. L'éditeur devrait publier les résultats au début de 2010.

La Saga Entreprise Support continue donc. En 2008, SAP avait décidé de porter de manière unilatérale le prix annuel de support de 17 à 22% du coût de la licence. L'éditeur justifiant cette augmentation au fil des ans par la place de plus en plus importante de l'ERP dans le fonctionnement de l'entreprise, par son rôle désormais stratégique et donc par la nécessité de fournir un niveau de services correspondant à ces nouveaux besoins.

En avril dernier, après des mois d'épreuve de force à propos de la mise en place des services de l'Enterprise Support et la fixation du prix annuel de la maintenance à 22% du prix de la licence logicielle, le SUGEN (SAP User Group Executive Network), qui regroupe les 12 principaux clubs utilisateurs SAP dont l'USF (le club des utilisateurs SAP Francophones), et l'éditeur allemand étaient parvenus à un compromis basé sur le report de l'augmentation et sur la définition d'indicateurs (KPI ou Key Performance Indicator) « visant à démontrer concrètement la valeur correspondant à cette augmentation ».

Rappelons qu'après plusieurs mois de discussion au sein du SUGEN, L'USF avait demandé à SAP France en avril dernier de revoir sa position sur l'augmentation du prix de la maintenance. Elle réclamait en substance, d'appliquer en France, les mêmes règles octroyées à ses clients Allemands et Autrichiens leur permettant de choisir entre le maintien du contrat standard (à un taux de 17%) ou bien l'Enterprise Support (à un taux de 18,36% et selon un délai à définir, de 22%).

Définir la valeur à partir d'indicateurs

En juillet, le Club des Utilisateurs SAP Francophones annonçait le démarrage du programme d'évaluation de l'Entreprise Support SAP. A ce moment-là, 11 indicateurs clés de performance (KPI) ont été définis afin de mesurer les services de l'Enterprise Support SAP. Ces premiers indicateurs sont obtenus à travers l'outil de supervision Solution Manager considéré comme la plate-forme de mesure. Parmi les 43 entreprises européennes qui ont accepté de participer au benchmarking, figurent 7 sociétés françaises telles qu'Aelia, Air France et les Fromageries BEL.

La démarche devait produire un premier niveau d'informations tirées de moyennes constatées chez les clients cibles. Les premières devaient concerner le niveau d'utilisation de la CPU et la performance du stockage, et ensuite, les temps de réponse et la continuité de service. À partir de ces données, SAP était censée fournir des suggestions d'optimisation afin d'améliorer l'indice de qualité.

L'objectif de SAP est de pouvoir donner aux clients les moyens de réduire le TCO (Total Cost of Ownership) du système et les coûts des équipements tiers, d'optimiser et de réduire les développements spécifiques, de définir l'architecture du système en fonction des résultats du benchmarking.

Le Gartner indique ne pas changer d'avis sur la question et répète que les KPI seront difficiles à mesurer et qu'il sera également difficile de faire le lien avec la valeur business et de les dupliquer dans les entreprises de différents secteurs. « SAP a donc fait le bon choix de reporter la décision d'augmentation de ses services de maintenance afin de pouvoir vérifier le bien-fondé de sa démarche. Mais les utilisateurs doivent considérer cette décision comme un report et non comme l'abandon du projet initial d'augmenter les coûts de maintenance ».

Le Gartner fait néanmoins remarquer que le coût de la maintenance facturée par SAP est inférieur que celui de son plus proche concurrent, à savoir Oracle qui facture 18,36 % du prix de la licence. Toutefois, les nouveaux utilisateurs SAP seront bien sous le régime des 22 %."

jeudi 23 octobre 2008

Que valent les SSII du décisionnel ?




"Que valent les SSII du décisionnel ?
Moins de 80 millions d'euros ! Non, ce n'est pas la valeur d'une SSII moyenne dans notre marché de l'informatique décisionnelle, mais la capitalisation boursière totale des cinq principales sociétés de services spécialisées cotées à la bourse de Paris ! Moins de 80 millions d'euros, c'est la valeur cumulée de Business et Decision, Micropole-Univers, Umanis, Keyrus et Homsys. Introduites sur le marché lors des périodes euphoriques, la cotation des SSII spécialisée trinque depuis plusieurs années. Inutile de mettre cela sur le dos de la crise financière, elle n'a pas arrangé les affaires de leurs actionnaires, mais la tendance est plus lourde.
Patrick Bensabat, Laurent Piepszownik, Eric Cohen, Christian Poyau, Yannick Gonneau, regrettent-ils aujourd'hui d'avoir succombé aux sirènes de la bourse ?

Une faible valorisation qui s'explique en grande partie par le faible niveau de résultat dégagé par les cinq sociétés de notre panel. Bien que réalisant au total en 2007 plus de 472 millions d'euros de chiffre d'affaires, nos cinq sociétés spécialisées ne sont parvenues au total à dégager que 10,64 millions d'euros de résultat net. Une très faible rentabilité de 2,25 % qui de plus cache des disparités importantes. Le ratio résultat net / chiffre d'affaires est en effet de 3,42 % pour Homsys et Business & Decision, alors qu'il s'établit à 2,17 % pour Micropole-Univers, 1,17 % pour Umanis, et n'est que de 0,62 % pour Keyrus.

Les valorisations boursières de ces sociétés cotées s'en ressentent directement puisque à ce jour, la plus importante est Business & Decision qui représente plus de 40 % de la valeur totale de notre panel, à 33,28 millions d'euros. Micropole-Univers vaut 18,05 millions d'euros, et en bas du tableau, Umanis est valorisé à 9,85 millions, Homsys à 9,70 millions et Keyrus ne "vaut" que 8,37 millions d'euros.
Les PER (ratio entre la capitalisation boursière et le résultat) peuvent également être comparés. Seule Business & Decision semble sous-valorisée avec un PER de 4,82. Les quatre autres évoluent avec un PER important, entre 10 et 15 ans.

Ces capitalisations faibles sont clairement un handicap pour nos sociétés. Elles doivent déjà s'astreindre à un formalisme et une communication financière coûteuse. Mais la faible valorisation est surtout un accroc à leur stratégie de fidélisation des consultants. Ceux qui ont souhaité profiter de l'introduction en bourse pour s'associer au capital de leur entreprise en sont pour leurs frais, et les nouvelles recrues ne voient pas un véritable intérêt à cet investissement.
Le faible niveau de valorisation de ces sociétés les rend également fragiles et vulnérables, même si leur flottant reste souvent très limité et leur capital détenu par quelques mains amies et dirigeantes. Cette fragilité pourrait paradoxalement être aussi leur voie de salut. Le regroupement de plusieurs acteurs en un pôle unique apporterait à cette nouvelle entité une taille critique intéressante, mieux à même de lutter contre les SSII généralistes et plus adapté à profiter à un niveau européen voir mondial, de la reprise qui suit toute crise économique ou financière. Mais qui osera se lancer dans une telle opération de mécano industriel ?

Les données financières ont été extraites des sites des sociétés et les cotations proviennent de www.boursorama.com.
par Philippe Nieuwbourg"

vendredi 11 janvier 2008

Progiciel : qui intégrera le méga projet 'SAP' de Veolia ?

http://www.silicon.fr/fr/news/2008/01/10/progiciel___qui_integrera_le_mega_projet__sap___de_veolia__

"Veolia, le leader mondial des services liés à l'environnement (eau, déchets, énergie...), serait sur le point de déployer, au niveau mondial, un progiciel de gestion SAP pour les fonctions achats, comptabilité et finances, selon une information des Echos.

C'est un très grand projet car Veolia possède multiples branches et est très décentralisé. Le déploiement pourrait durer de 5 à 7 ans ! Le projet est à l'étude depuis un an et son principe aurait été validé par le comité exécutif en décembre.

On ne connaît ni le calendrier d'intégration ni le montant de ce contrat mais il suscite déjà la convoitise de nombreuses SSII. Selon le quotidien économique, Accenture, le duo Sopra-Capgemini et le groupe IBM associé à LogicaCMG jouent déjà des coudes afin de bien se positionner. Néanmoins, IBM-LogicaCMG serait le mieux placé. Par contre, on sait déjà que le cabinet Bearingpoint assurera l'assistance à maîtrise d'ouvrage."